Il y a 40 ans, les bureaux de Nouvelle Planète à Assens, dans le Gros-de-Vaud, fonctionnaient sans informatique. Les fiches des donateurs, en papier, étaient classées dans une boîte par Philippe Vollenweider, un bénévole fidèle (malheureusement décédé en octobre dernier). Pour élaborer un projet, Willy Randin, le fondateur, envoyait des lettres aux quatre coins du monde, espérant recevoir des réponses à ses questions trois mois plus tard. En cas d’urgence absolue, on prenait le téléphone et on tentait un appel, mais gare aux coûts et aux coupures ! C’était une époque faite de débrouillardise et d’aventures.

L’informatique s’invite au bureau

Le développement de l’informatique dans les années 90, suivi de l’avènement d’Internet, a complètement transformé le fonctionnement de Nouvelle Planète, ainsi que celui de nos sociétés. Le temps s’est accéléré et les distances se sont réduites. Les échanges, qu’ils soient par E-mail ou par appel vocal, entre le bureau désormais basé à Lausanne et les partenaires stratégiques dans les sept pays d’intervention, se font plusieurs fois par semaine, sinon, l’impatience se fait sentir. Les fiches des donateurs sont aujourd’hui stockées sur un serveur hautement sécurisé, et l’ensemble des activités est informatisé. C’est l’époque de l’instantanéité et de la redevabilité, où il faut démontrer que chaque action est juste et efficace.

Agir concrètement, hier comme aujourd’hui

Chaque époque a ses avantages et ses inconvénients. Ce qui frappe, en regardant en arrière à Nouvelle Planète, c’est que le socle de nos actions est resté le même au fil du temps. Notre devise, répondre concrètement aux besoins des populations locales, constitue toujours notre ADN d’aujourd’hui. Le vocabulaire et les modes de présentation ont évolué, mais le fond demeure inchangé depuis 40 ans. C’est une constance portée par la conviction et renforcée par les résultats obtenus. Nous partagerons ces résultats à travers les cinq éditions du journal tout au long de cette année de festivités.

Dans le tout premier journal publié, au titre évocateur « L’avenir est entre vos mains », Willy Randin, dont l’interview est à découvrir dans cette édition, écrivait dans l’éditorial : « Notre désir est […] d’offrir une chance de s’ouvrir aux exigences de l’action, afin qu’ensemble nous parvenions à améliorer les choses, non par des palabres, mais par des actions concrètes. »

Xavier Mühlethaler